
Le 7 mars 2025 nous recevons sur le site de Villepey, un groupe de 47 randonneurs adhérents du Touring club du Var à Toulon. Nous leur faisons découvrir la partie sud de la zone protégée des étangs de Villepey.
Nous débutons le parcours sous le pont de la Galiote, où par cette journée de vent d’est très soutenu nous constatons, par le grau, l’entrée d’eau de mer en abondance dans la lagune.
Depuis le sommet du nouvel observatoire nous pouvons admirer la lagune où quelques aigrettes, hérons et cormorans sont présents. Le vent a encouragé les plus part des oiseaux à se protéger dans la végétation sans doute dans les étangs plus abrités comme le Claveled. Depuis ce point culminant nous présentons la formation des étangs d’abord naturelle avec la mer qui en se retirant, après avoir séjourné quelques millions d’années jusqu’au Rocher de Roquebrune, laisse derrière elle une ria. Les étangs ont ensuite été façonné par l’action de l’homme : construction de la voie de chemin de fer, du port, de la route sur le cordon littoral et enfin l’exploitation du sable et du gravier qui a énormément augmenté la surface en eau.
Nous rejoignons ensuite l’observatoire du Pérussier où une jolie aigrette garzette nous accueille et qui, lors de sa recherche de nourriture, nous offre un spectacle léger et amusant. Un héron plus stoïque mange en nous observant du coin de l’oeil. Dans ce lieu calme nous présentons les bienfaits apporté par une zone humide : – stockage de l’eau lors des pluies importantes et restitution en période de bas étiage de l’Argens, – dépollution de l’eau et de l’air, – stockage du carbone, – apport de fraîcheur au coeur de cette zone géographique très urbanisée…
Nous traversons la route D559 pour rejoindre le secteur des Esclamandes où nous faisons une première halte pour admirer la ferme et évoquer les activités de la famille Bret qui a exploité le lieu pour l’élevage, la production de lait, de viande, de fruits et de légumes. On espère tous que ce lieu revivra bientôt sous la forme d’un musée de la nature idéalement situé pour mieux faire comprendre au grand public l’importance de cette zone humide protégée.
Ensuite nous prenons la direction de l’embouchure de l’Argens. Après une première halte au petit pont pour présenter la canne de Provence en son utilisation notamment pour la fabrication de anches pour les instruments de musique à vent, et bien entendu en insistant sur la présence de la canne de Fréjus, plante endémique. Nous parvenons à l’embouchure, lieu idéal pour présenter ce fleuve Varois, son utilité, ses turpitudes, et l’évolution permanente de son delta.
Nous rentrons en longeant la dune, l’occasion d’aborder le recul du trait de côte lié à l’érosion incessante des mouvements plus ou moins brutaux de la mer, mais aussi à l’évolution du climat qui contribue à la fonte des glaciers et donc à l’élévation du niveau des océans.